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NEW YORK : 5 restaurants au centre-ville

Voir aussi : 5 hôtels

Tous les renseignements sont tirés du guide Ulysse New-York que vous pouvez commander directement sur Internet ici.



Windows on the World
($$$$; réservations nécessaires quelques jours à l'avance, veston obligatoire, pas de jeans ni de shorts; brunch dim 11h à 14h30, déjeuner lun-ven 12h à 14h, dîner dim-jeu 17h à 22h30, ven-sam 17h à 23h30; 1 World Trade Center, arrivée en voiture par l'entrée de West St., Tél: (212) 524-7000 ou (212) 524-7011, Fax: (212) 524-7016)
Tous les superlatifs s'appliquent au restaurant Windows on the World, situé au 107e étage du World Trade Center. Le nom lui-même, qui signifie «fenêtres sur le monde», ne laisse planer aucun doute là-dessus. La salle à manger en paliers peut accueillir 240 convives, qui bénéficient tous de la vue à couper le souffle sur le Midtown et le New Jersey (par temps clair). Exigez tout de même une table en bordure des fenêtres, côté Midtown, à moins que vous ne préfériez être installé dans l'une des alcôves pour amoureux évoquant les voûtes d'une église gothique. Le décor de caverne futuriste aux tons clairs, qui ne cherche pas à rivaliser avec la vue, est tout de même fort impressionnant (Hardy, Holzman, Pfeiffer, designers). Il est agréable de constater que le menu est à la hauteur de l'environnement du restaurant, l'ensemble constituant une expérience gastronomique de choix qui peut fort bien débuter par les profiteroles aux escargots à l'ail, être suivie d'un filet de bison grillé et se terminer par un soufflé glacé aux noisettes, le tout arrosé de l'un des 700 vins de la carte qui s'appuie sur une cave exceptionnelle de 20 000 bouteilles, parmi lesquelles figurent plusieurs grands crus. Le service est attentionné, mais discret. On trouve au même étage deux autres restaurants qui tiennent également lieu de bars (voir ci-dessous).

Chez Balthazar
($$$; réservations recommandées; brunch sam-dim 11h30 à 16h, déjeuner lun-ven 12h à 18h, dîner tlj 18h à 0h30, souper dim-jeu 0h30 à 2h, ven-sam 0h30 à 3h; 80 Spring St., Tél: (212) 965-1414 ou (212) 965-1785, Fax: (212) 343-1274)
On se croirait dans une grande brasserie parisienne. Tout y est, des petits carreaux de céramique blanche du plancher aux grands miroirs sur le pourtour de la salle à manger, en passant par le va-et-vient incessant des serveurs et le niveau sonore élevé des conversations. On y sert non seulement une cuisine française classique (cassoulet, bouillabaisse, confit de canard, etc.), mais aussi des plats plus simples tels le pan bagnat ou le steak-frites. À cela, il faut ajouter un excellent bar à huîtres et une boulangerie-pâtisserie d'où sortent des gâteaux divins.

Gotham Bar and Grill
($$$$; réservations nécessaires quelques jours à l'avance, pas de shorts; déjeuner lun-ven 12h à 14h, dîner lun-jeu 17h30 à 22h, ven-sam 17h30 à 23h, dim 17h30 à 21h30; 12 East 12th St., Tél: (212) 620-4020, Fax: (212) 627-7810)
Les 30-40 ans qui ont réussi dans la vie se retrouvent au Gotham Bar and Grill l'une des meilleures tables de New York et l'un des seuls établissements de la Grosse Pomme où l'on ose transgresser des frontières réputées infranchissables, ce qui contribue grandement à son succès. Ainsi, le chef propriétaire Alfred Portale a su y marier avec brio clientèle d'affaires et monde des arts, plats des grands restaurants du Midtown et ambiance décontractée du Greenwich Village, présentations spectaculaires et cuisine savoureuse. Le restaurant, aménagé sous les hauts plafonds d'un ancien entrepôt, est spacieux mais très fréquenté. Un bar long de plus de 15 m occupe le flanc est de la salle peinte de tons clairs. Les plats proposés, inspirés de l'architecture des gratte-ciel, sont de véritables chefs-d' uvre d'ingénierie alimentaire, dépassant souvent les 20 cm de hauteur dans l'assiette. La salade servie en entrée n'est pas sans rappeler les chapeaux de Carmen Miranda, alors que les desserts prennent l'allure de sculptures modernes. Parmi les plats principaux, il faut mentionner le râble de lapin et ses épinards, le saumon de l'Atlantique aux morilles ainsi que la poitrine de canard accompagnée de son foie gras et arrosée d'une sauce à la mangue. Nous sommes ici au c ur de ce que la cuisine américaine contemporaine a de meilleur à offrir.

Vong
($$$; 200 East 54th St., Tél: (212) 486-9592)
Le décor dégage une très forte personnalité avec ses murs et plafonds dorés faits de collages, son plancher de bois sombre, ses armoires laquées de vieux rouge, ses chaises Starck asymétriques, ses tables de marbre vert et surtout ses lampes roses en pâte de verre, toutes différentes. La cuisine compte parmi les meilleures qu'on puisse trouver à New York : très fraîche et en même temps très exotique, très recherchée mais d'apparence si spontanée (thon au sésame, crabe et herbes, coulis de fraises et glace au gingembre). Un repas ici constitue une véritable fête asiatique pour les sens. Menu pré-théâtre à 35 $ servi à 18h du lundi au jeudi et à 17h30 le vendredi; menu dégustation à 65$.

La Côte Basque
($$$$; réservations nécessaires quelques jours à l'avance, port de veston et
cravate obligatoire, pas de shorts ni de jeans; déjeuner lun-sam 12h à 14h30, dîner lun-jeu 17h30 à 22h30, ven-sam 17h30 à 23h30, dim 17h à 22h; 60 West 55th St., Tél: (212) 688-6525)
Considéré par plusieurs comme étant l'un des plus grands restaurants français de New York. L'établissement, fondé en 1952 par Henri Soule, a été repris par le chef Jean-Jacques Rachou en 1987. Maintenant installé à l'ouest de Fifth Avenue, il a conservé la fameuse toile marouflée, intitulée Saint-Jean-de-Luz-à-la-Côte-Basque, qui a contribué à sa renommée. L'ensemble du décor, où se mêlent stuc blanc et poutres de bois foncé, correspond en tout point à l'image que l'Américain se faisait du restaurant français typique au milieu des années cinquante. Le personnel bilingue et le menu rédigé dans la langue de Molière devraient faciliter la tâche de ceux qui auront à choisir entre, par exemple, la pomponette de foie de canard Jean-Jacques ou le bavarois de homard et champignons avec son beurre de crevettes au safran, en entrée, et le suprême de volaille à l'étuvée d'endives périgourdine ou les noisettes de veau au madère, au deuxième service. On accompagnera ce festin de l'un des grands crus provenant d'une cave exceptionnelle. Au dessert, le choix sera plus facile, puisque les soufflés sucrés constituent la grande spécialité de la maison. Il faut toutefois les commander au début du repas, car ils sont longs à préparer. Malgré leur nom pittoresque, les plats du menu ont été adaptés à la clientèle nord-américaine. La Côte Basque, véritable institution du Midtown, a les défauts de ses qualités, à savoir une ambiance un peu guindée, du genre «Vieille France», et des portions gargantuesques dignes des delicatessens de 7th Avenue.

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