Mégalopole de l'automobile, capitale de l'illusion, Los Angeles s'étale immensément vers le sud, nimbée de smog, entre les montagnes de Santa Ana, de Santa Monica et de San Gabriel. Mythique, excessive, tentaculaire, certains la jugent monstrueuse alors que d'autres l'adorent.
Los Angeles est un chaos: pas de point de repère dans ce qui semble n'avoir ni centre ni limites, hormis les tours géantes du centre-ville où les gens travaillent mais n'habitent pas. Gigantesque agglomération de plus de 18 millions d'habitants, on la dit inhumaine à cause de la circulation, des tremblements de terre, des incendies, des inondations et de la criminalité. Ce n'est ni tout à fait vrai, ni vraiment faux.
Deuxième ville la plus peuplée aux États-Unis, Los Angeles repose au fond d'une marmite entourée de montagnes et d'un océan, et révèle aussi bien dans son giron des plages sablonneuses que des collines fauves et des déserts balayés par les vents. Le soir venu, elle revêt, du haut des airs, l'aspect d'un vaste quadrillage, d'un damier illuminé s'étendant du Pacifique couleur d'encre aux abords obscurs des montagnes.
La ville (dans ses strictes limites administratives) s'étend sur 1 200 km², ce qui la place également au deuxième rang des plus grandes villes des États-Unis. Mais, s'il s'agit de la grande région métropolitaine (en incluant les comtés de Los Angeles, Ventura, Orange, Riverside, San Bernardino), alors on arrive à une étendue beaucoup plus importante. Les dimensions de cette immense métropole déroutent: 80 km à vol d'oiseau d'ouest en est, soit de Malibu à Euclid Avenue, et 60 km du nord au sud entre la vallée de San Fernando et le port de Los Angeles.
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